Dans la nuit du 30 novembre 2005, Steve Harvey, un
activiste jamaïcain reconnu qui s’est consacré pendant
14 ans à défendre la santé et les droits des personnes
vivant avec ou risquant d’être infectées par le VIH /
SIDA, a été assassiné. Son corps, avec des blessures
par balles au dos et à la tête, a été découvert dans
une région rurale à plusieurs milles de son domicile.Steve travaillait avec Jamaica AIDS Support (JAS) depuis 1997, et représentait les intérêts des gens de groupes marginalisés et de personnes vivant avec le VIH / SIDA en Jamaïque et à travers la région. En tant que coordonnateur d’interventions de JAS, il était responsable des programmes d’accès des Jamaïcains les plus marginalisés - les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres, les travailleurs du sexe et les prisonniers - à l’information et aux services portant sur le VIH / SIDA. Vers la fin de 2005, il avait été retenu par Laccaso (l’Organisation latino-américaine et caribéenne des organisations de lutte contre le SIDA) pour être le coordonnateur d’un de nos projets de plaidoyer en Jamaïque. Ses capacités, son dévouement et son courage nous avaient laissé présager le succès de la mise en œuvre de notre projet.
« Steve Harvey était une personne d’une bravoure et d’une intégrité extraordinaires, qui travaillait sans cesse pour assurer que certaines des personnes les plus marginalisées de la Jamaïque aient accès aux outils et à l’information dont elles besoin pour se protéger du VIH / SIDA » dit Madame Rebbeca Schleiferm, chercheure pour le Programme sur le VIH / SIDA et les droits de la personne de Human Rights Watch et auteure d’un récent rapport sur la violence contre les gais et le VIH / SIDA en Jamaïque.
Compte tenu la perte énorme que représente la mort de Steve pour nous tous, nous vous demandons de montrer votre solidarité en vous joignant à nous pour condamner ce crime brutal et exiger que les coupables soient traduits en justice.
Pour agir avec nous, envoyez un message reprenant le texte ci-dessous à l’adresse suivante : laccaso-sr@accsi.org.ve.
Ce message vaudra signature de votre part de la lettre-pétition qui sera envoyée dans les prochains jours au Premier Ministre de la Jamaïque.
N’hésitez surtout pas à faire circuler ce message afin de récolter de nouvelles signatures.
Merci d’avance pour votre soutien.
« Honorable Premier Ministre Patterson,
« Nous, soussignés, les organisations et individus du monde entier, condamnons le meurtre brutal de Monsieur Steve Lenford Harvey qui a eu lieu à Kingston (Jamaïque) dans la nuit du 29 au 30 novembre 2005.
« Steve Harvey était un leader et activiste qui défendait les droits des personnes vivant avec le VIH / SIDA et des gens les plus à risque d’être infectés. Il a commencé à travailler pour l’organisation Jamaica AIDS Support (JAS) en 1997. Au moment de son meurtre, il était dévoué à amener une perspective jamaïcaine à un important projet international sur les droits humains portant sur la prévention et l’accès au traitement pour le VIH.
« L’assassinat de Steve a suscité douleur, colère et désespoir chez les gens de l’Amérique Latine et des Caraïbes et les activistes du domaine du VIH / SIDA du monde entier. Cet horrible événement a mis fin à une vie pleine d’engagement, d’énergie et de dévouement ; Steve cherchait à améliorer la qualité de vie de ceux qui risquaient le plus d’être victimes de violations de leurs droits. Nous ne pouvons comprendre comment une telle violence hors de contrôle peut prendre la vie de ceux qui travaillent dur pour un monde en paix et pour le développement et le bien-être de tous.
« Honorable Premier Ministre de la Jamaïque, nous, soussignés, faisons appel à vous pour :
« 1. Qu’il y ait des enquêtes afin que les coupables soient identifiés et traduits en justice ;
« 2. Que justice soit faite et que toute possibilité d’impunité soit éliminée afin que d’autres Jamaïcains vulnérables ne soient pas victimes de crimes semblables ;
« 3. Que le Gouvernement de la Jamaïque formule et mette en application des politiques afin de protéger les citoyens jamaïcains de la violence, de l’homophobie et de toutes autres sortes de discrimination ; et
« 4. Que toutes les enquêtes et les constations de responsabilité criminelle tiennent compte des conventions portant sur les droits humains et les traités signés par votre Gouvernement.
« Au nom des défenseurs des droits humains et des activistes du domaine du VIH / SIDA du monde entier, nous attendons une réponse de votre part. »